Après la floraison de contributions au début du mois de juillet, le Parti socialiste va entrer dans sa phase de préparation active des motions, c’est à dire des textes qui seront soumis aux militants et dont le vote tracera le contours de la future majorité du PS. A l’heure actuelle, bien malin celui ou celle qui peut prédire quelle en sera l’issue. En revanche, cette dernière est d’importance, non seulement pour l’avenir du PS et de la gauche, mais aussi pour celui de la France (voire de l’Europe). Même si l’on est pas socialiste, il n’est pas indifférent d’avoir une opposition quasi-inaudible, comme actuellement, ou au contraire d’avoir le principal parti de gauche capable de présenter une véritable alternative aux mesures gouvernementales et d’offrir une autre lecture de la réalité politique et sociale aux citoyens.
Alors que la France s’enfonce dans la dépression économique et morale, la nécessité d’une ” autre voie “ s’affirme chaque jour davantage.
Le PS est dans une situation paradoxale où jamais, depuis 20 ans, les grandes orientations des uns et des autres n’ont été si proches, mais où les questions de méthode et de direction ont cristallisé les antagonismes au point de rendre le Parti largement impuissant au niveau national (ce qui n’est pas vrai au niveau local). C’est de là que vient cette incapacité à sortir des idées neuves ou simplement à jouer correctement son rôle d’opposant. Comme dans une équipe de football mal ” coachée “, l’animation est défaillante, chacun joue “perso” et il n’y a pas de principe de jeu clairement affirmé. L’enjeu de cet automne, c’est par conséquent d’abord d’arriver de remettre tout le monde au travail autour de certains fondamentaux, de remettre de la confiance et de libérer les imaginations sur cette base.
L’université d’été de La Rochelle, à la fin de ce mois d’août, devrait de ce point de vue marquer un moment fort d’expression des différents courants et sensibilités socialistes. Sans attendre, la période estivale a laissé voir quelques convergences significatives qui peuvent engager des dynamiques décisives pour la suite. Il semble bien en effet qu’aucun courant ou sensibilité ne puisse aujourd’hui revendiquer d’être majoritaire seul, ni même d’atteindre un seuil de 30 à 35% de voix qui permette de revendiquer un incontestable leadership. Dès lors, la question qui se pose est celle du rapprochement des porteurs des principales contributions pour créer des pôles de rassemblement ayant vocation à devenir majoritaires. Lire la suite »





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