Cela fait plusieurs mois que je ne me résouds pas à fermer ce blog, alors même que je ne trouve plus l’énergie pour m’y consacrer. Voilà enfin le moment du dernier billet avant fermeture définitive, suscité par les rappels insistants de mon hébergeur (que je n’ai pas envie de payer pour rien !).
Les bouleversements personnels et un regain d’activités professionnelles se sont ici conjugués pour me distraire des quelques séances d’écriture nécessaires pour ferrailler avec les Remiller-Kovacs de tous poils. Ce n’est pas l’envie qui m’en manque, tant je me rends compte tous les jours combien la politique municipale est un trompe-l’œil permanent, un décor de carton-pâte édifié par des cercles de notables dont la compétence est inversement proportionnelle à leur clientélisme.
Mais voilà, je n’ai qu’une vie et j’aspire en ce moment à passer mes quelques heures de libres ailleurs que dans des salles de réunion ou devant mon écran d’ordinateur.
Par ailleurs, la réalité de la démocratie contemporaine est que beaucoup concourt à ce que la politique soit réservée aux élus et à travers eux aux professionnels politiques qui trustent les rôles et les mandats. Ce petit blog qui n’émanait ni d’un élu, ni d’un permanent, ni d’un affidé de quelque parlementaire, était une anomalie. Son arrêt signera un retour à la normale.
Je l’ai déjà écrit ici sous des formes variées, un certain fonctionnement des partis a mené la politique à devenir trop souvent l’affaire réservée de barons locaux ou de carriéristes. Le ticket d’entrée pour leur contester leur monopole s’avère la plupart du temps dissuasif pour le militant moyen. Les réunions qui comptent ne sont plus peuplées que d’élus, de permanents, d’attachés parlementaires, de membres de cabinet et de quelques retraités qui prennent encore le temps d’entretenir la flamme.
Quand je vois comment Frêche peut encore s’ accrocher en Languedoc-Roussillon et comment des Gérard Collomb ou des François Rebsamen peuvent impunément voler à son secours, je me dis que tout cela n’a plus grand chose à voir ni avec la gauche ni avec le socialisme. Rien d’étonnant d’ailleurs à ce que le maire de Lyon, leader des barons locaux qui avait initié la motion Royal, manifeste là le peu d’estime qu’il porte à la démarche collective et courageuse de Martine Aubry. Derrière les gens comme Collomb, il n’y a plus que que de la carrière locale et de l’ambition personnelle, de la même étoffe que celle des Besson et des Charasse le jour où cela s’avérera nécessaire pour continuer.
Malgré cela, je voterai Queyranne aux prochaines régionales, car si je sais trop bien à quoi m’en tenir quant à la composition des listes du PS, je sais aussi que Meirieu, tout sympathique qu’il soit, serait bien incapable de gérer une région. Je ne me résouds pas aux votes de témoignage quand tant de politiques publiques locales importantes sont en jeu.
Voilà, c’est fini pour ce blog.
On me trouvera ailleurs sur la toile pour d’autres traces épistolaires et dans les rues de Vienne pour d’autres rencontres amicales.
Merci à ceux qui m’ont, à un moment donné ou un autre, aidé ou m’ont témoigné quelque soutien, et surtout bon courage à ceux qui préparent l’avenir et l’alternance à Vienne avec Erwann, Sylvain et bien d’autres !
Le parlement européen vient de se signaler de la plus triste façon en adoptant cette sinistre directive « retours» , justement dénoncée par le Parti socialiste européen et de nombreux parlementaires. 


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