Vous vous rappelez la maison de retraite « Victor Hugo» , sise rue de la Charité ? C’était un des dossiers emblématiques de la campagne municipale. Le voilà qui rebondit de bien drôle façon.
La mairie avait organisé sa vente à un promoteur privé, pour 1.375 million d’Euros, pendant qu’elle laissait le conseil général et les autres collectivités territoriales construire une nouvelle maison de retraite à St Ignace. La gauche s’était indignée, à l’époque, de cette fuite vers le privé du patrimoine public, pendant qu’on exilait les personnes âgées à la périphérie.
Peu de temps après, on voyait fleurir les panneaux sur la façade de l’ancienne maison de retraite, proposant des appartements à 3000 € le M2. Une opération comme tant d’autres à Vienne, ces dernières années, où l’on a tout fait pour aider la spéculation immobilière. Sauf que, voilà, comme chacun le sait, la conjoncture s’est retournée et maintenant on vend difficilement à 2200 € le M2…
Et puis, comme ça tombe bien, voilà qu’un organisme Viennois, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), dont le président est Jacques Remiller, se trouve très à l’étroit dans ses murs et se voit proposer… 600 M2 au rez-de-chaussée de l’ancienne maison de retraite. Soit environ un cinquième du bâtiment (qui n’a pas été aménagé) pour un montant de…840 000 €. Pas mal non ?
Donc, on résume : en 2007 la mairie favorise la vente d’un bâtiment « social» à un promoteur privé pour 1.37 million… et en 2008, le CCAS rachète un cinquième de la surface pour 840 000 € .
Oui, oui, vous avez bien lu. Mais avec cette droite sans vergogne, j’imagine même qu’on va nous expliquer que c’est là le côté « social» qu’on nous avait promis pour l’opération immobilière !
Ils osent tout et on les reconnaît bien là…
Pourquoi pas, pendant qu’on y est, expliquer que c’est la contribution « viennoise» à la résolution de la crise financière ?
Les milieux de la banque et de l’immobilier ne sont-ils pas familiers de la majorité municipale ?
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