C’est pas pour casser l’ambiance en ce radieux début du festival de Jazz, mais il est temps de reparler du dossier du futur tribunal de Nord-Isère, dont l’implantation va être décidée dans la discrétion du milieu de l’été.
Pour les naïfs qui en étaient restés aux improvisations hivernales de J. Remiller durant la campagne électorale (» le Tribunal de Vienne est sauvé !« ), il faut en effet préciser que contrairement à ce qui avait été affirmé, rien ne permet aujourd’hui de dire que le TGI de Vienne sera implanté à Vienne ou quelque part du côté de Bourgoin (le site de Villefontaine étant souvent cité en ce moment). La seule chose acquise est l’absorption du TGI de Bourgoin Jallieu par celui de Vienne, dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire décidée par Rachida Dati.
Du côté Viennois, le député-maire a proposé le site de l’Espace St Germain, avec des locaux modernes et plus spacieux, dans les nouveaux locaux appelés « Jazz Parc» . Il est récemment allé promouvoir son offre auprès du cabinet de la ministre de la Justice, en compagnie de P. Romulus, conseiller municipal chargé du dossier en la mairie (et ancien bâtonnier de Vienne). La décision ministérielle quant à la localisation devrait être rendue public fin juillet, après expertises techniques et arbitrages politiques. En espérant que ça swingue à Vienne ?
C’est amusant, j’ai aussi le souvenir d’avoir entendu J. Remiller, quelques jours avant le deuxième tour des municipales, annoncer l’arrivée de 140 emplois, toujours dans l’Espace St Germain et dans les mêmes locaux. D’après ses dires c’était même « déjà fait» ! Je ne sais plus trop où cela en est aujourd’hui, mais je ne pense pas que l’on puisse vendre la même surface plusieurs fois. Quoique, avec l’Acte II, tout devient possible…
On m’a par ailleurs indiqué que les 140 emplois annoncés consistaient en fait à un éventuel déménagement d’une entreprise de peinture déjà existante à St Clair, sur la rive droite du Rhône (dont le nom évoque quelque chose de précieux, pour ceux qui connaissent…). Autant dire, 140 salariés de la région Viennoise qui changent de siège social. Bel exploit en effet, qui méritait une annonce tonitruante !
Tout cela me fait aussi penser à la zone industrielle de Montplaisir, à Pont-Evêque, dont le vide abyssal avait été abondamment critiqué par Sylvain Laignel. On nous avait aussi expliqué que l’entreprise Celette, fleuron Viennois leader mondial dans la fabrication de marbres automobiles, allait justement pouvoir se développer sur cette zone. Pas de chance, on apprenait le mois dernier que l’entreprise a été placée en redressement judiciaire.
Il y a décidément beaucoup de fausses notes dans la partition économique du Pays Viennois. Il faut dire que si le grand Jacques adore se lancer en solo, il ne maîtrise pas toujours la technique et que son compère Christian s’essoufle derrière…



juin 26th, 2008 at 13:04
Un simple rectificatif, que beaucoup auront noté : St Clair du Rhône se trouve sur la rive gauche.. et non sur la rive droite.
juin 30th, 2008 at 18:14
J’aime beaucoup votre façon de retourner les choses dans le sens qui vous arrange. Parler de la région Viennoise pour l’entreprise de peinture et minimiser ainsi sa porté pour Vienne est soit très démagogique, ou soit criant de naïveté économique.
Je pense que vous omettez bien vite les retombées économiques (particulièrement en terme de fiscalité) pour la Ville de Vienne. De plus les perspectives de croissances peuvent elles aussi avoir un impact direct. en un mot, non c’est n’est pas du pareil au même que l’entreprise soit à Vienne ou à St clair comme vous le laissez sous entendre dans cette note.
Bref, Mr Rey, je vous serais grès de bien vouloir faire par de plus d’exactitudes, là encore la crédibilité de vos billets ne pourrait être que améliorée.
juin 30th, 2008 at 23:24
Monsieur Aurélien WILLEM, je partage votre analyse sur la fiscalité, en effet une entreprise qui se trouve sur le territoire du pays viennois apportera des taxes professionnelles à la communauté, par contre elle ne donnera plus au territoire voisin qu’elle quitte. Ce n’est pas créer de la richesse que de déplacer de 10 km une entreprise qui n’en a pas besoin. Les solutions sont ailleurs : attirer des créateurs ou bien des entreprises qui ont un réel besoin d’extension, mais la première chose à faire est de conserver celles qui sont en place et éviter qu’elles ne se délocalisent comme certains « amis» de J. Remiller et de C. Trouillet l’ont déja fait.
juillet 1st, 2008 at 8:28
Mr Moulin, si cette entreprise se déplace, ce n’est pas pour faire joli. Enfin, je dis ça je dis rien, mais un « déménagement» d’entreprise a un coût immédiat (le déplacement, voir achat de nouveau matériel) et à cours terme (publicité et annonce pour notifier le mouvement et se promouvoir dans le nouvel endroits). Bref, je pense que votre phrase « entreprise qui n’en a pas besoin» n’a pas de sens.
juillet 9th, 2008 at 22:42
A Aurélien Willlem
votre orthographe imprécise vient altérer vos critiques, soyez donc vigilant sinon votre mauvaise foi devient contre votre gré évidente…
juillet 11th, 2008 at 12:22
Mme Cros, réduire une intervention à une orthographe parfois hasardeuse je le reconnais (je n’ai jamais revendiqué être un homme de lettre) plutôt que sur le fond, me semble faire preuve d’un total manque d’esprit critique (la forme plutôt que le fond). Mais si cela peut vous permettre l’autocritique, voir répondre au fond de mes critiques, je tâcherais de redoubler d’attention sur ce point, preuve que je sais me remettre en cause et progresser, j’aimerais n’être pas le seul, vous aurez compris le sous entendu j’espère.
novembre 12th, 2008 at 21:50
« On nous avait aussi expliqué que l’entreprise Celette, fleuron Viennois leader mondial dans la fabrication de marbres automobiles, allait justement pouvoir se développer sur cette zone.»
Je suis d’ailleurs assez étonné de l’immobilisme des différents partis à ce sujet…