Conseil municipal : là où Remiller passe, le débat trépasse
Politique Viennoise Ajouter un commentaireJ’ai assisté ce soir au conseil municipal de Vienne, qui a été exceptionnellement court puisque commencé à 19h30, il s’est clôt moins de deux heures plus tard. Il faut dire que Jacques Remiller fait preuve d’un rare zèle pour transformer la salle du conseil en un lieu dont est évacué tout ce qui ressemble à un débat démocratique de bonne tenue.
Les 8 conseillers d’opposition (7 de la liste Laignel + Michèle Cédrin), qui constituent pourtant la seule attraction de ce conseil, ont droit à tout l’arsenal des vexations ou remarques méprisantes (parole coupée, sourires goguenards, etc.) de la part du député-maire, toujours aussi goujat envers son opposition.
Quant au fond, c’est bien simple, les questions gênantes sont carrément ignorées. Ce soir, par exemple, Jacques Thoizet et Erwann Binet ont judicieusement fait remarquer que le tableau récapitulant les indemnités des élus souffrait d’inexactitudes matérielles, manquait de transparence, et que par ailleurs, on se demandait à quoi correspondaient certaines fortes variations d’indemnités selon les délégations.
Réponse de J. Remiller : alors qu’on sait comme il aime utiliser d’habitude sa voix de stentor, il s’est mis à marmonner ici de façon la plus obscure possible en regardant fixement le pied de son micro, pour répondre en substance “c’est mon choix et je n’ai rien à dire, on vote !”. Autrement dit, circulez, il n’y a rien à voir !
Même réponse à des questions de Michèle Cédrin et Michèle Cros sur les aménagements promis pour personnes âgées et handicapées à la résidence “le théâtre”, fruit de la vente de la maison de retraite de la rue Victor Hugo: rien à dire, point suivant !
Dire que ce monsieur parlait “ouverture” au début de sa campagne électorale !
Élu avec 82 voix d’avance, il a bien pris garde de faire écarter systématiquement toute présence de l’opposition, pour chaque instance ou comité quelconque où des représentants de la mairie sont désignés (sans représentation à la proportionnelle prévue par les textes), même dans les endroits les plus symboliques. Le traitement qu’il réserve au pluralisme politique est bien à la mesure de sa hauteur de vue.
Bon, sinon, rien de particulier à dire, sinon que Thierry Kovacs a présenté à nouveau le pôle multimodal de la gare, gros chantier lancé à la fin des années 90 par l’Etat, la région, le département, la CAPV et la ville de Vienne, et en a profité pour confirmer au passage que le champ de Mars n’a pas vocation à demeurer un parking à l’avenir.
Concernant le pôle, voici quelques points qu’on peut retenir.
L’extension du parking payant de la gare (Effia) est inaugurée le 7 mai, dont la partie réservé aux abonnés mensuel ter-sncf (15 euros par mois, 10 pour le mois d’avril).
Une fois les travaux de rénovation de la gare voyageurs achevés, quelques enseignes commerciales y prendront place.
Une gare routière sera créée pour les liaisons interurbaines (réseau TransIsère du conseil général notamment) à la place de l’actuel parking provisoire de la gare (ancien dépôt SERNAM), les cars emprunteront la rampe actuelle rénovée (celle qui part à gauche devant Speedy).
Les transports scolaires seront concentrés sur le même emplacement actuel à côté du Champ de mars et du pôle petite enfance.
A terme, la place P. Sémard (devant la gare) sera réaménagée et réservée aux bus Viennois, avec juste un dépose-minute pour les voitures.
Une station vélo pourrait être installée entre les quais et le commissariat de police. Enfin, les quais devraient être rehaussés pour améliorer leur accessibilité.
Il a été noté que l’emplacement pour les transports scolaires est insuffisant par rapport à l’espace qui aurait été souhaitable. On ne peut que redire ici que si l’on avait implanté le pôle petite enfance le long du jardin de ville (comme il était prévu par l’ancienne mairie socialiste !), plutôt qu’à l’angle sud-est du Champ de Mars, on aurait pu agrandir l’aire réservée aux quais de stationnement des autocars le long du cours de Verdun. Et les enfants se seraient mieux portés d’être au voisinage du jardin de ville plutôt que d’être coincés entre la route, les pots d’échappement des autocars et le skate parc…
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avril 29th, 2008 at 8:47
Egalement présente ce soir là , j’ai été choquée par l’attitude du maire qui répond aux questions de l’opposition d’une manière particulière: “c’est comme ça, c’est la loi”. Les questions de l’opposition étaient balayées violement et envoyées aux oubliettes. La brusque cloture de la séance par le maire a été aussi très surprenante alors qu’un conseiller de l’opposition avait demandé la parole.
Je trouve que dans ce conseil, la démocratie a été bafouée.