Coeur de ville ou guichets de banques ?

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Lors de son arrivée à la mairie en 2001, la droite laissait volontiers entendre qu’avec elle les commerces de proximité allaient pouvoir se maintenir et se développer dans Vienne. Sept ans après, il suffit de se balader dans les rues de notre cité pour constater le bilan pour le moins mitigé.

Dans les quartiers excentrés, le commerce dépérit, surtout dans le domaine alimentaire. Trouver un pain, un légume ou un morceau de viande en dehors des supermarchés devient difficile voire impossible dans de nombreux secteurs. On ne compte plus les bouchers, boulangers et autres primeurs qui disparaissent progressivement, même du côté de la Pyramide.

Une notable exception : la rue Francisque Bonnier, aux Portes de Lyon, qui bénéficie de la circulation automobile, de l’attraction de certains supermarchés (Lidl…) et de la possibilité de se garer encore gratuitement (pour combien de temps ?).

Au centre-ville, le bas de la rue Marchande (en allant vers la place St Louis) est sinistré et on ne compte plus les nombreuses vitrines “A louer” au cœur même de l’hypercentre, que ce soit rue Joseph Brenier ou Clémentine.

Et pour le reste, que ce soit sur la place Miremont ou Cours Brillier, ce sont les guichets de banque, les franchises locales des opticiens et autres chaines nationales qui envahissent la ville. Le dernier primeur du cours Brillier a fermé depuis environ deux ans pour céder la place à un magasin mutualiste.

Je n’ai rien contre les opticiens ou les banques (enfin si, un peu quand même….) mais ce ne sont pas le type de commerces qui favorisent la convivialité et la vie urbaine !

Il y a sans doute des évolutions structurelles largement inéluctables derrière, que nulle mairie ne peut faire disparaitre, même à grands coup de démagogie stérile.

Encore que… Les politiques favorisant la spéculation immobilière jouent contre le “petit” commerce : comment faire le poids face aux gros réseaux nationaux capables de mettre sur la table de grosses enveloppes pour racheter les locaux commerciaux ? Or, en la matière, on ne peut pas dire que la mairie de Vienne ait manifesté un activisme débridé pour limiter cette spéculation, bien au contraire !

Pendant ce temps, de plus en plus de Viennois se précipitent dans les zones commerciales, non seulement sur Vienne mais même jusqu’à Givors ou Porte des Alpes, n’hésitant pas à bruler du carburant de plus en plus cher et à gaspiller leur temps sur des routes de plus en plus encombrées.

Certes, il faut reconnaitre que c’est plus facile de se garer sur le parking d’un supermarché que dans Vienne, et que par ailleurs, il faut avoir un pouvoir d’achat parfois Sarkozien pour s’habiller et s’équiper dans les boutiques du centre-ville.

Ceci dit, jusqu’où ira-t-on dans cette fuite en avant qui voit les gens faire des kilomètres entre leur domicile, leur travail et leurs lieux d’approvisionnement ?

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Un commentaire to “Coeur de ville ou guichets de banques ?”

  1. véro Dit:

    je suis tout à fait d’accord.
    j’aimerais m’habiller, me chausser à Vienne au lieu de me rendre sur Lyon ou de commander par correspondance.
    mais malheureusement les commerces de ce type à Vienne sont des boutiques haut de gamme pour une grande majorité.
    je souhaiterais trouver à proximité du centre ville un primeur offrant une gamme de qualité à des prix raisonnables mais là encore obligation de prendre sa voiture pour trouver son bonheur.
    je suis désolée de ne pouvoir participer au développement économique de ma cité.

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